Les fruits de la patience

Les enfants aiment beaucoup les petites histoires improvisées, surtout quand cela leur permet de faire passer le temps en voiture. Racontez-leur par exemple l’histoire de Kari, une fillette qui a traversé les joies et les défis de cultiver son propre potager :

Le jardin de Kari

Kari aimait le printemps parce que ça l’amusait beaucoup de trouver les petites pousses vertes qui surgissaient du sol. Un jour de printemps, la mère de Kari lui fit la surprise de l’autoriser à cultiver son propre jardin. Kari espérait que son jardin pourrait produire toutes sortes de choses merveilleuses, tout comme celui de ses grands-parents.

Planter la patience

Peu après, la mère de Kari l’amena acheter des graines. « Tu peux choisir quatre plantes différentes à cultiver » lui expliqua-t-elle. Kari décida de planter des carottes, des petits pois et des fraises parce que c’étaient ses aliments préférés. Et elle voulait aussi faire pousser des citrouilles parce qu’elle aimait admirer ces grands fruits orangés.

Dès qu’elles furent rentrées à la maison, Kari s’apprêtât à planter ses graines. « Pas si vite, ma chérie », lui dit maman. « D’abord, nous devons préparer le sol pour que les graines soient heureuses là où tu les mettras. Il faut que nous arrachions les mauvaises herbes et que nous brisions toutes les mottes de terre que nous trouverons. »

Après avoir nettoyé le sol, Kari voulut de nouveau planter ses graines mais sa mère l’arrêta : « Attends! Nous devons d’abord lire les instructions sur les paquets et voir à quelle profondeur les graines doivent être placées dans le sol. » Kari soupira. Elle était surprise de tout le temps qu’il fallait pour planter un jardin.

La mère de Kari l’aida à creuser des sillons d’un centimètre de profondeur dans le sol pour enfin y planter les graines. Ensuite, Kari arrosa ses carottes, ses petit-pois, ses fraisiers, et ses graines de citrouille.

Lorsque le jardin fut enfin terminé, la mère de Kari rentra dans la maison, mais Kari resta dehors pour admirer son beau jardin. Elle se demandait comment allaient les graines et décida de vérifier où en étaient ses citrouilles. Elle creusa un petit trou à l’endroit où elle pensait que les graines de citrouille seraient. « Je me demande si elles ont aimé l’eau. Peut-être qu’elles sont déjà en train de germer? », pensa Kari. Sa mère regarda par la fenêtre et appela Kari, « Que fais-tu, ma chérie? Tu viens tout juste de planter ces graines. Pourquoi les déterres-tu? »

« Oh maman », expliqua Kari, « je vérifiais juste si elles avaient aimé l’eau et s’il elles avaient germé. »

« Les jardiniers doivent être patients ma chérie. Tes graines ne commenceront à germer que dans quelques jours, » lui expliqua sa mère. Kari soupira et décida de rentrer. Elle ne savait vraiment pas qu’un jardin prendrait autant de temps à cultiver.

Faire pousser la patience

Cette nuit-là, Kari rêva de son jardin et des magnifiques fruits et légumes qu’il produirait. Le matin, elle regarda par la fenêtre et vit un carré de terre noire à l’endroit où elles avaient planté les graines. Elle dut attendre presque une semaine avant que les premières pousses n’apparaissent.

Bientôt, les carottes germèrent. Kari s’attendait à ce qu’elles ressemblent à de minuscules carottes. Avec grand soin, elle en sortit une du sol. Tout ce qu’elle vit c’était une fine racine blanche qui ne ressemblait en rien à une carotte. Puis, elle observa et attendit que les feuilles de citrouille se montrent aussi. Cela prit un peu plus de temps que pour les carottes, mais Kari était fière de s’être abstenue de creuser à nouveau la terre pour jeter un coup œil.

Elle ne fut pas si patiente avec les fraises. Quand la première devint à peine rosée, elle la cueillit doucement et essaya de la manger. Une fois dans sa bouche, elle dût vite la recracher, tellement elle était acide. Sa maman la vit faire. Elle sourit et dit: « Je suppose que les jardiniers doivent cultiver et la patience, et les fruits et légumes. » Kari se mit à rire aussi.

Enfin, un jour, Kari remarqua que de tout petits pois se formaient sur la plante. « Quelles petites cosses mignonnes! » pensa-t-elle. « Peut-être que je devrais en ouvrir une pour voir ce qu’il y a à l’intérieur. »

Pouvez-vous deviner ce qu’elle y trouva? Quelle n’était pas la déception de Kari quand tout ce qu’elle vit étaient huit petit-pois de la taille d’une tête d’épingle. « Je vais vraiment devenir une championne de la patience cet été, » dit-elle à son père quand elle lui montra les pois miniatures.

S’énerver ne plait pas à Dieu

Kari aimait aussi surveiller les progrès de ses plants de citrouille. Sous chaque fleur « femelle », il y avait une petite boule verte de la taille d’une bille. Son père lui expliqua que, lorsque les abeilles allaient prendre le nectar de la fleur « mâle », le pollen se collait sur elles. Puis, quand elles se rendaient vers la fleur “femelle”, le pollen mâle tombait dessus et la polinisait pour faire naitre une citrouille.

Certains jours, Kari se demandait si les abeilles faisaient vraiment leur travail. Elle décida de les aider. Elle prit une fleur mâle et saupoudra le pollen sur les fleurs femelles, pour s’assurer que les petites citrouilles se formeraient bien. Quand son père la vit, il l’appela en riant son « petit bourdon ».

« Papa, demanda-t-elle, est-ce que Dieu pense que je suis impatiente parce que j’aide les abeilles à faire leur travail? Est-ce que ça le met en colère? »

« Non, ma chérie », répondit-il. « L’impatience qui déplaît à Dieu est celle qui s’exprime quand on tape des pieds, on pleurniche, ou quand on fait une crise de colère. » Bien sûr, Kari savait exactement de quoi il parlait.

Récolter les fruits de l’Esprit

Avec l’arrivée de l’automne, les citrouilles du jardin de Kari étaient bien dodues et commençaient à devenir oranges. Un jour d’automne, la patience de Kari fut mise à rude épreuve. Son cousin Louis, qui n’avait que deux ans, vit les belles citrouilles et demanda, « Une pour Louis? ». Ayant observé comment son père avait un jour cueilli une citrouille pour elle, Kari prit les ciseaux et en fit de même pour son cousin.

Comme ils se dirigeaient vers la maison pour la montrer à ses parents, Louis la jeta par terre. Elle éclata en mille morceaux. Louis se mit à rire, mais Kari, elle, voulait crier et pleurer tout à la fois. La très bonne nouvelle, c’est qu’elle n’en fit rien.

« Mon Dieu, pria-t-elle, donne-moi s’il te plait la même patience que grand-mère. » Kari avait les larmes aux yeux quand les parents sortirent pour voir ce qui faisait rire Louis.

« La balle s’est cassée », déclara Louis en riant. Alors Kari commença à rire elle aussi. Louis croyait que la citrouille qu’elle lui avait donnée était une balle. Voilà pourquoi il l’avait jetée par terre. Kari était contente de ne pas avoir été impatiente avec lui et d’avoir retenu ses cris. C’était juste une erreur innocente.

Plus tard, avant que Louis ne rentre chez lui, la maman de Kari aida sa fille à choisir une autre citrouille pour la donner à Louis. Kari s’assura de bien lui expliquer qu’il était censé la manger, pas la faire rebondir. Louis rit à nouveau et dit: « Meci, Kahi. Tu es ma mieux cousine! »

Après le départ de Louis, les parents de Kari lui firent un gros câlin. « Kari », dit sa mère, « je vois vraiment que tu laisses Dieu faire grandir un des fruits de son Esprit dans ton cœur. »

« Peux-tu deviner lequel, maman? » demanda Kari.

En souriant, sa mère répondit: « Je dirais. . . la patience? » Kari sourit aussi et pensa: « Mon Dieu, merci d’avoir fait pousser la patience dans mon cœur cet été! »

hoo_Perseverance - Body parts working all day every day

Des parties du corps qui travaillent sans arrêt

Étudiez un livre pour enfants sur l’anatomie et la physiologie humaine et expliquez ensuite à vos enfants la façon dont toutes les parties du corps humain travaillent ensemble.

Notre système respiratoire apporte l’oxygène à nos corps, notre système digestif digère la nourriture (le carburant) que nous mangeons et ensuite, notre système circulatoire se charge d’apporter ce carburant au reste de notre corps. Notre squelette est comme une charpente pour le corps, mais il a besoin d’aide pour se tenir debout, alors nos ligaments, nos tendons et nos muscles le soutiennent. Et, sans les messages provenant de notre cerveau, nos muscles seraient incapables de faire bouger notre squelette et il nous serait aussi impossible de manger ou même de respirer.

Dans la Bible, nous lisons que les chrétiens font tous partie du « corps du Christ » dont Jésus est la tête (1 Corinthiens 12.27). Dieu a planifié des rôles différents pour chacun de nous. Il nous a donné différentes habiletés et nous devons les utiliser pour Lui rendre honneur.

Questions pour la discussion
  • Qu’est-ce qui se passerait si tes yeux décidaient un jour d’arrêter de fonctionner ? (Posez la même question au sujet d’autres parties du corps.)
  • Dans quels domaines Dieu t’a-t-il donné des habiletés ?
  • Comment peux-tu Lui rendre honneur en utilisant ce cadeau ?
Passages bibliques correspondants

1 Corinthiens 12.27 « Vous êtes le corps de Christ et vous êtes ses membres, chacun pour sa part. »

Éphésiens 4.15-16 « Mais en disant la vérité dans l’amour, nous grandirons à tout point de vue vers celui qui est la tête, Christ. C’est de lui que le corps tout entier, bien coordonné et solidement uni grâce aux articulations dont il est muni, tire sa croissance en fonction de l’activité qui convient à chacune de ses parties et s’édifie lui-même dans l’amour. »

Romains 12.4-5 « En effet, de même que nous avons plusieurs membres dans un seul corps et que tous les membres n’ont pas la même fonction, de même, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ et nous sommes tous membres les uns des autres, chacun pour sa part. »

Éphésiens 2.10 « En réalité, c’est lui qui nous a faits; nous avons été créés en Jésus-Christ pour des œuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance afin que nous les pratiquions. »

L’envie pourrie

Cette activité illustre la vérité du proverbe 14 (verset 30), que l’envie de ce que les autres possèdent peut nous « carier les os ».

Vous aurez besoin d’une tasse, d’un œuf blanc et d’une cannette boisson gazeuse de type Coca-ColaMD.

  • Proposez à vos enfants d’immerger l’œuf dans la boisson gazeuse pour la nuit.
  • Le lendemain, laissez vos enfants recouvrir l’œuf de dentifrice pour retirer les taches. Utilisez les questions pour expliquer que bien que la boisson gazeuse ait bon goût, elle a bel et bien endommagé la coquille de l’œuf.
  • Lisez le proverbe 14 (verset 30). La plupart des enfants ont très souvent entendu que trop de sucre peut leur donner des caries. Expliquez que lorsqu’on se laisse dominer par nos envies, cela peut devenir comme une « carie pour nos os », c’est-à-dire pourrir l’attitude de nos cœurs, tout comme le Coca-ColaMD finira par faire pourrir la coquille (si la coquille continue d’y être submergée, le liquide finira par la détruire).
  • Utilisez les questions ci-dessous pour aller plus loin dans la discussion.
  • Concluez avec une prière simple, en demandant à Dieu de vous aider à être satisfaits de vos circonstances et de ce que vous avez. Demandez-Lui de vous aider à vouloir des aliments sains et à vouloir mieux Le connaître.
Questions pour la discussion
  • Aimes-tu le goût des boissons gazeuses ?
  • Comment la boisson gazeuse a-t-elle abîmé la coquille de l’œuf ?
  • Envies-tu parfois les autres ? Si oui, pourquoi et comment ?
  • Comment l’envie détruit-elle ton cœur ?
Passage biblique correspondant

Proverbes 14.30 « Un cœur paisible est la vie du corps, tandis que l’envie est la carie des os. »

hoo_Contentedness - Caught in a trap

Pris au piège !

Cette activité pratique aide à illustrer la vérité de 1 Timothée 6.9-10 – désirer les richesses est l’un des pièges qui nous sont tendus par Satan.

Vous aurez besoin d’un piège à souris, d’un appât et d’animaux en peluche.

  • Installez un piège à souris avec un appât.
  • Demandez à vos enfants de choisir un animal en peluche et demandez-leur ce qu’il aime manger.
  • Choisissez l’appât en fonction de leur réponse et mettez-le dans le piège. Prenez l’animal en peluche et faites semblant de lui faire renifler l’appât et tenter de le manger (assurez-vous de faire cela vous-même et rappelez à vos enfants de ne pas approcher leurs doigts du piège !).

Remarque : Si vous préférez, vous pouvez plutôt utiliser un rouleau de papier essuie-tout pour jouer le rôle de l’animal.

Les questions sont destinées à encourager le dialogue et l’apprentissage. Pour une perspective biblique, lisez 1 Timothée 6.9-10, ou reformulez ces versets avec vos propres mots. Paul explique que le désir d’avoir plus d’argent et d’être riche est l’une des façons dont Satan peut nous piéger et nous faire errer loin de Dieu.

Concluez par la prière, en demandant à Dieu de vous aider à discerner le piège du mécontentement et de l’avidité avant d’y être pris.

Questions pour la discussion
  • As-tu déjà vu comment fonctionne un piège pour animaux ? Si oui, peux-tu m’expliquer comment ça marche ?
  • Le piège fonctionnerait-il si l’animal n’essayait pas d’attraper l’appât ?
  • L’animal est-il blessé lorsqu’il se fait prendre dans le piège ?
  • Savais-tu qu’une sorte de piège utilisé par Satan, lorsqu’il nous tente, est l’appât de toujours en vouloir plus ?
  • Quel genre de piège penses-tu que Satan essaierait d’utiliser sur toi ?
  • Comment penses-tu que l’amour de l’argent ou l’attachement aux choses que l’argent peut acheter pourrait te mener au péché ?
  • Comment peut-on faire preuve de sagesse et ne pas tomber dans les pièges de Satan ?
Passage biblique correspondant

1 Timothée 6.9-10 « Quant à ceux qui veulent s’enrichir, ils tombent dans la tentation, dans un piège et dans une foule de désirs stupides et nuisibles qui plongent les hommes dans la ruine et provoquent leur perte. L’amour de l’argent est en effet à la racine de tous les maux. En s’y livrant, certains se sont égarés loin de la foi et se sont infligé eux-mêmes bien des tourments. »

Le défi de satisfaction

Jouez à ce jeu pendant que vous conduisez ou que vous faites la queue quelque part. Demandez-vous les uns aux autres « Peux-tu être satisfait/e sans ________ ? » La personne peut répondre la vérité mais doit conclure sa réponse par « Tant que j’ai nourriture et vêtement, je m’en contenterai » (1 Timothée 6.8) ou « Dieu est mon maître » (Matthieu 6.26) ou « Je choisis d’avoir la foi et de me contenter de ce que j’ai » (1 Timothée 6.6). Posez la question et répondez-y chacun votre tour. Vous serez peut-être surpris/e de voir qu’il est parfois plus difficile pour les parents de répondre avec honnêteté que pour leurs enfants.

Passages bibliques correspondants

1 Timothée 6.6-8 « La piété est pourtant une grande source de profit quand on se contente de ce que l’on a. En effet, nous n’avons rien apporté dans le monde et [il est évident que] nous ne pouvons rien en emporter. Si donc nous avons de la nourriture et des vêtements, cela nous suffira. »

Matthieu 6.24 « Personne ne peut servir deux maîtres, car ou il détestera le premier et aimera le second, ou il s’attachera au premier et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir Dieu et l’argent. »

L’huile et le lait

Il vous faudra :

¾ tasse (180 ml) de lait
3 cuillères à soupe (45 ml) d’huile végétale
du colorant alimentaire
1 tasse (250 ml ou 125 g) de farine
un bol à mélanger (saladier) et une cuillère à mélanger.

  • Ajoutez de la couleur au lait à l’aide du colorant alimentaire pour qu’il contraste avec l’huile lorsque vous l’y ajouterez.
  • Ajoutez l’huile au lait et demandez à votre enfant de bien mélanger ces deux ingrédients. Le lait et l’huile peuvent sembler bien se mélanger à première vue, mais se séparent après un certain temps.
  • Expliquez à votre enfant que le lait et l’huile représentent deux personnes qui ne s’entendent pas bien ou qui ont de la difficulté à accepter leurs différences respectives. Donnez des exemples à vos enfants qui se rapportent à leurs vies.
  • Ensuite, mesurez la farine. Expliquez à vos enfants que la farine représente le Saint-Esprit. Demandez-leur de mélanger la farine, le lait et l’huile. Après l’ajout de la farine, les deux autres ingrédients ne se séparent plus.
  • Pour terminer l’activité, lisez Éphésiens 4.2-3. Expliquez à vos enfants qu’après avoir permis au Saint-Esprit de Dieu de remplir leurs cœurs, il leur sera plus facile d’être humble, gentil et patient avec les autres. On jouit de plus de paix dans nos relations avec les autres lorsque l’Esprit de Dieu vient vivre en nous.
Passage biblique correspondant

Éphésiens 4.2-3 « Soyez toujours humbles, aimables et patients, supportez-vous les uns les autres avec amour. Efforcez-vous de conserver l’unité que donne l’Esprit, dans la paix qui vous lie les uns aux autres. »

Remarque : Si vous souhaitez ne pas gaspiller ces ingrédients, ajoutez 1 cuillère à café (5 ml) de levure chimique, ½ cuillère à café (2 ml) de bicarbonate de soude et un œuf au mélange de farine, de lait et d’huile. Mélangez le tout pour obtenir de la pâte à crêpes colorée. Si vos enfants croient que des crêpes jaunes, roses, bleues ou vertes ne sont pas appétissantes, profitez de l’occasion pour les encourager à garder l’esprit ouvert au lieu de juger selon les apparences.

hoo_Honesty - Honest scales

Cailloux et roses

Pour cette activité, vous aurez besoin d’un vase, de petits cailloux, de sable et de fleurs. Introduisez l’activité en racontant à vos enfants l’histoire d’un enfant qui a peur de l’eau. Vous pouvez inventer votre propre histoire ou emprunter un livre d’enfant traitant du sujet à la bibliothèque de votre quartier.

  • Remplissez le vase avec de l’eau (à ras bord). Expliquez à vos enfants que l’eau représente ici la peur. Ensuite, demandez-leur comment une personne qui a peur de l’eau pourrait surmonter cette peur. Pour susciter des idées, lire Philippiens 4.6-7 et  Psaume 5.11-12.

Philippiens 4.6-7 « Ne vous inquiétez de rien, mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, dans une attitude de reconnaissance. Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce que l’on peut comprendre, gardera votre cœur et vos pensées en Jésus-Christ. »

Psaume 5.12-13 « Alors tous ceux qui se confient en toi se réjouiront, ils seront pour toujours dans l’allégresse, et tu les protégeras; tu seras un sujet de joie pour ceux qui aiment ton nom, car tu bénis le juste, Eternel, tu l’entoures de ta grâce comme d’un bouclier. »

  • Expliquez à vos enfants que la reconnaissance repousse la peur. En autres mots, l’action de louer Dieu nous aide à nous débarrasser de la peur ! Permettez à vos enfants d’ajouter une fleur au vase à chaque fois qu’ils suggèrent une façon de remercier ou de louer Dieu. Essuyez l’eau qui déborde et signalez à vos enfants que l’eau (qui représente ici la peur) sort chaque fois qu’ils remercient ou louent Dieu.
  • Demandez à vos enfants de remplir le vase de cailloux pendant que vous lisez l’un ou plusieurs des versets suivants, à votre choix.

2 Samuel 22.32-33 « Qui est Dieu en dehors de l’Eternel, et qui est un rocher, sinon notre Dieu? C’est Dieu qui est ma puissante forteresse et qui me conduit dans une voie droite. »

Psaume 18.2 « Eternel, mon rocher, ma forteresse, mon libérateur, mon Dieu, mon rocher où je trouve un abri, mon bouclier, la force qui me sauve, mon rempart! »

Psaume 18.32 « Qui est Dieu en dehors de l’Eternel, et qui est un rocher, sinon notre Dieu? »

Psaume 18.47 « L’Eternel est vivant! Béni soit mon rocher! Que l’on dise la grandeur du Dieu de mon salut! »

Psaume 56.4 « Quand je suis dans la crainte, je me confie en toi. »

  • Demandez à vos enfants en quoi Dieu ressemble à un rocher. En essuyant l’eau qui déborde, rappelez-leur que lorsque nous nous fions à Dieu pour être notre « rocher » et pour nous fournir force et courage, Il nous aide à surmonter nos peurs.
  • Vos enfants vous feront peut-être remarquer qu’il reste encore de l’eau dans le vase. En tout dernier, demandez-leur de mettre le sable dans le vase. Quand le vase est plein de sable, il semblera que l’eau est totalement partie. Lire Jérémie 5.21-22.

Jérémie 5.21-22 « Ecoutez ceci, peuple stupide et sans cœur! Ils ont des yeux, mais ils ne voient pas; ils ont des oreilles, mais ils n’entendent pas. Ne me respecterez-vous pas, déclare l’Eternel, ne tremblerez-vous pas devant moi? C’est moi qui ai donné à la mer le sable pour limite, barrière immuable qu’elle ne doit pas franchir. Ses vagues s’agitent, mais elles sont impuissantes. Elles grondent mais ne la franchissent pas. »

  • Expliquez à vos enfants que Dieu a fait le sable, et qu’Il l’a conçu pour garder la mer à sa place. Il a fait et Il contrôle le monde entier. Vraiment, la seule entité que quiconque devrait craindre est Dieu Lui-même.
  • Concluez en remerciant Dieu pour Sa grandeur et Sa puissance. Reconnaissez qu’Il est le Seigneur de l’univers, Celui qui nous a créés et qui contrôle tout. Remerciez-le de chasser nos peurs lorsque nous Le louons et mettons notre confiance en Lui.

Remarque : Pour vous assurer que les fleurs durent, vous choisirez probablement de retirer le sable du vase et de le remplir avec de l’eau fraîche en utilisant les cailloux comme matériel de remplissage. Les jours suivants, en admirant votre bouquet de fleurs, repensez à la signification des fleurs, des cailloux et du sable.

Prendre le temps de se souvenir

En conduisant, demandez à vos enfants d’être aux aguets afin de repérer les plaques d’immatriculation réservées aux anciens combattants (la plupart affichent un coquelicot rouge). Ces plaques d’immatriculation sont émises dans toutes les provinces, à l’exception du Nunavut.

Une approche douce pour introduire l’idée d’un conflit militaire – si vous choisissez de le faire – est d’expliquer que, tout comme la police protège nos communautés, l’armée protège le pays dans lequel nous vivons. En effet, les policiers risquent leur vie pour la sécurité les communautés qu’ils servent et les soldats risquent leur vie en servant dans les forces armées de notre pays.

Expliquez-leur que ces hommes et femmes suivent l’exemple de Jésus puisqu’ils sont prêts à « donner leur vie » dans le but de préserver celle de quelqu’un d’autre. Chaque fois que vous voyez une plaque d’immatriculation d’anciens combattants, prenez le temps de remercier Dieu pour leur volonté de servir notre pays et demandez à Dieu de protéger et de donner force et courage à tous les policiers et au personnel militaire.

Chaque année, c’est la tradition, le jour du Souvenir (le jour de l’Armistice), de prendre le temps d’honorer les anciens combattants, mais vous pouvez parler à vos enfants du courage et de la bravoure de nos soldats à n’importe quel moment . Visitez le site « Anciens Combattants Canada » (ancienscombattants.gc.ca) pour découvrir différentes manières dont votre famille peut honorer les anciens combattants.

Questions pour la discussion
  • Qu’est-ce que tu admires le plus chez les hommes et femmes qui protègent nos communautés et notre pays ?
  • À quel moment penses-tu avoir besoin de courage comme celui d’un soldat ?
  • Que signifie « défendre ce qui est juste » ?
  • As-tu déjà eu l’occasion de faire cela ?
  • Peux-tu penser à d’autres façons par lesquelles Dieu aimerait que l’on partage Son amour avec les autres ?
Concepts fondamentaux

Les policiers, les soldats et les autres militaires risquent leur vie pour protéger les citoyens canadiens. Nous n’aurons peut-être jamais besoin de mettre notre vie en danger, mais il existe plusieurs autres façons pour nous de défendre ce qui est juste. Un enfant peut défendre une juste cause en intervenant lorsque quelqu’un n’est pas gentil envers un autre ou envers un animal. Par exemple, si un enfant avec lequel tu joues suggère d’exclure un autre enfant du jeu, tu peux dire, « Rappelons-nous d’être gentils, et laissons-le/la jouer aussi ». Si tu vois un autre enfant maltraiter un animal ou un insecte, dis simplement : « Tu es beaucoup plus grand et fort que ____________ (l’animal ou l’insecte) ; ce n’est pas juste de lui faire mal ».

Une autre façon, plus simple, mais significative, de « donner notre vie » est de sacrifier certains conforts personnels ou des friandises pour mettre de côté un peu d’argent supplémentaire et le donner à ceux qui sont dans le besoin.

Tout comme Dieu aide ceux qui protègent notre pays à être courageux, Il peut aussi nous aider à avoir le courage de défendre une juste cause.

Remarque : Il est parfois difficile d’enseigner à votre enfant d’intervenir dans une situation d’intimidation puisque les enfants ont souvent peur de devenir la prochaine cible de la brute s’ils interviennent. Comme parent, vous pouvez encourager un enfant timide à intervenir en faisant appel à un ami pour se défendre avec lui. L’influence des pairs qui interviennent pour un enfant se faisant intimider est positive ! En effet, quand des pairs interviennent, la plupart des incidents d’intimidation se dissipent très rapidement. Dites à vos enfants que quoiqu’il soit parfois difficile de défendre un autre enfant, le résultat final est que tout le monde est plus en sécurité.

Passages bibliques correspondants

Matthieu 10.32-33 « C’est pourquoi, toute personne qui se déclarera publiquement pour moi, je me déclarerai moi aussi pour elle devant mon Père céleste; mais celui qui me reniera devant les hommes, je le renierai moi aussi devant mon Père céleste. »

Jean 15.12-13 « Voici mon commandement: aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner votre vie pour vos amis. »

1 Jean 3.16-18 « Voici comment nous avons connu l’amour: Christ a donné sa vie pour nous; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères et sœurs. Si quelqu’un qui possède les biens de ce monde voit son frère dans le besoin et lui ferme son cœur, comment l’amour de Dieu peut-il demeurer en lui?  Petits enfants, n’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actes et avec vérité. »

Étouffer la peur

Allumez une bougie et mentionnez à quel point le feu peut être effrayant. Demandez à vos enfants de mettre leurs mains assez près de la flamme pour en sentir sa chaleur. Rappelez-leur qu’ils doivent être prudents en présence de tout feu.

Expliquez-leur que lorsqu’un feu est trop alimenté, il peut devenir incontrôlable. La peur est comme le feu ; si nous la laissons grandir, elle peut aussi devenir incontrôlable. La bonne nouvelle est que Dieu est plus fort que le feu et Il est aussi plus fort que la peur.

Prenez un éteignoir ou un verre en papier et éteignez la bougie. En démontrant comment un éteignoir étouffe le feu, expliquez à vos enfants que Dieu est plus puissant que tout feu. Même lorsque notre peur semble incontrôlable, Dieu peut l’arrêter si nous le Lui demandons.

Passages bibliques correspondants

Josué 1.9 « Ne t’ai-je pas ordonné: ‘Fortifie-toi et prends courage’? Ne sois pas effrayé ni épouvanté, car l’Eternel, ton Dieu, est avec toi où que tu ailles. »

Matthieu 14.25-27 « A la fin de la nuit, Jésus alla vers eux en marchant sur le lac. Quand les disciples le virent marcher sur le lac, ils furent affolés et dirent: “C’est un fantôme!” et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris. Jésus leur dit aussitôt: “Rassurez-vous, c’est moi. N’ayez pas peur!” »

La main protectrice de Dieu

En conduisant ou à tout autre moment opportun, demandez à vos enfants de vous parler des choses qui leur font peur. Après qu’ils aient nommé quelques-unes de leurs peurs, annoncez-leur que vous allez leur raconter l’histoire d’un homme prénommé Esdras, qui devait faire un voyage à donner le frisson. Vous pouvez y inclure une partie seulement ou la totalité du résumé ci-dessous (tiré du livre d’Esdras, chapitres 7 et 8).

Il était une fois un homme nommé Esdras qui devait faire un long voyage au cours duquel il lui faudrait traverser des endroits où rôdaient des voleurs et des bandits. Comment Esdras s’était-il mis dans une situation aussi effrayante ? L’histoire commença il y a très, très longtemps…

Esdras vivait au temps où le peuple d’Israël s’était fait capturer et vivait dans un pays étranger. Les Israélites étaient obligés de servir le roi de cet autre pays. Après qu’ils aient vécu plusieurs années dans ce pays, Dieu décida qu’il était temps pour eux de retourner à Jérusalem, la ville exceptionnelle où ils avaient vécu avant leur captivité. Les Israélites voulaient y reconstruire le temple de Jérusalem pour pouvoir de nouveau y adorer Dieu.

Un homme nommé Artaxerxès était roi à ce moment-là et la Bible nous dit que « le roi avait accordé [à Esdras] tout ce qu’il demandait, puisque la protection bienveillante de son Dieu était sur lui. » Le roi Artaxerxès permit donc à Esdras et à tous ceux qui le désiraient de retourner à Jérusalem. Il donna aussi de l’or et de l’argent à Esdras avec pour instruction d’acheter des taureaux et des béliers afin de les offrir en sacrifice à son Dieu, à Jérusalem. Artaxerxès envoya aussi une lettre avec Esdras adressée aux gouverneurs des régions qu’Esdras traverserait pour qu’ils lui offrent, au besoin, de l’argent, du blé et du sel. Le roi confia aussi à Esdras la tâche d’enseigner à tous les autres Israélites comment suivre les règles de Dieu comme il le faisait lui-même.

Esdras réalisait que cette tâche était colossale et que le voyage vers Jérusalem serait dangereux. Esdras et les autres hommes qui l’accompagnaient amenaient leur femme, leurs enfants et toutes leurs possessions. Ils ne voyageaient pas en voiture, mais plutôt en chariot et à pied. Le voyage serait très, très long et, sur la route, il pouvait y avoir des bandits prêts à voler leurs possessions ou des ennemis prêts à les attaquer.

Même si le voyage était dangereux, Esdras loua tout de même Dieu et Le remercia pour l’honneur de pouvoir Le servir. Esdras ajouta : « Ainsi fortifié parce que l’Éternel mon Dieu était avec moi, j’ai pu rassembler des chefs d’Israël pour qu’ils partent avec moi » (Esdras 7.28).

Esdras était tenté de demander au roi de lui fournir une escorte de soldats pour les protéger contre l’ennemi sur la route, mais il avait honte de le faire, puisqu’il avait dit au roi que Dieu les protégerait (Esdras 8.22). Du coup, au lieu de demander des soldats, ils jeûnèrent, prièrent et demandèrent à Dieu de leur accorder un voyage paisible. Et Dieu exauça leur prière ! La Bible nous dit qu’Esdras, ses hommes et leurs familles arrivèrent bel et bien à Jérusalem en toute sécurité. Esdras déclara : « Tout au long de la route, notre Dieu a pris soin de nous en nous protégeant des attaques d’ennemis et des embuscades des pillards. »

Questions pour la discussion
  • Que font les enfants quand ils ont peur ?
  • Te sens-tu plus en sécurité en compagnie de tes parents ou seul ?
  • T’es-tu déjà retrouvé/e dans un endroit effrayant ?
  • Dieu t’a-t-Il déjà confié une tâche à accomplir ?

Lire Matthieu 28.18-20 (voir ci-dessous)

  • Quelle tâche importante Jésus a-T-il confiée à Ses apôtres ?
  • Jésus s’attend-Il à ce que nous accomplissions cette tâche, nous aussi ?
Concepts fondamentaux

Lorsque les enfants ont peur, tenir la main de l’un de leurs parents les aide souvent à se sentir mieux. Esdras a exprimé le même sentiment en répétant plusieurs fois : « Notre Dieu étend Sa main protectrice sur tous ses fidèles ». Tout comme les enfants se sentent plus en sécurité avec un adulte en qui ils ont confiance, Esdras savait qu’il était en sécurité avec Dieu. Dieu a en effet gardé Esdras et son peuple en sécurité et Il prendra aussi soin de nous, si nous le Lui demandons.

Juste avant de retourner au ciel, Jésus confia à Ses apôtres une tâche similaire à celle d’Esdras. Il leur dit d’aller faire des disciples et de leur enseigner à observer tout ce qu’Il leur avait commandé. Et ensuite, Il leur rappela qu’Il serait avec eux pour toujours ! La tâche et la promesse que Jésus a données à Ses apôtres s’appliquent à tous les chrétiens. Nous pouvons être confiants, même lorsque nous avons peur, puisque nous savons que Dieu sera toujours avec nous.

  • Retournez à la liste de choses qui effraient vos enfants. Nommez chacune de leurs peurs et ensuite demandez à vos enfants de réciter la comptine suivante avec vous :
    Je n’ai pas peur !
    Au revoir, la terreur !
    Avec Jésus à mes côtés,
    Le tour est joué !
  • Utilisez cette comptine pour encourager vos enfants à faire confiance à Dieu lorsqu’ils ont peur. À l’avenir, quand vos enfants ont peur, vous pouvez les encourager en leur disant que « la main protectrice de Dieu » est sur eux, tout comme elle était sur Esdras.
Passage biblique correspondant

Matthieu 28.18-20 « . . . Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez [donc], faites de toutes les nations des disciples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit et enseignez-leur à mettre en pratique tout ce que je vous ai prescrit. Et moi, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. »